Peinture originale rehaussée – Invalides du bureau de la Guerre à Versailles – Henry Boisselier – Gouache – 1776 Uniforme

Peinture originale rehaussée – Invalides du bureau de la Guerre à Versailles – Henry Boisselier – Gouache – 1776 Uniforme
  • Peinture originale rehaussée - Invalides du bureau de la Guerre à Versailles - Henry Boisselier - Gouache - 1776 Uniforme
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Peinture originale rehaussée – Invalides du bureau de la Guerre à Versailles – Henry Boisselier – Gouache – 1776 Uniforme

120,00

1 en stock

Format  :  16 x 24,5 cm

Papier aquarelle
Trés bel état

Papier en pourtour jauni
A ré-encadrer pour une belle présentation

Peinture de belle qualité Superbe lumière.

Vendue en l’état. Voir photo.

Peinture originale rehaussée – Invalides du bureau de la Guerre à Versailles – Henry Boisselier – Gouache – 1776 Uniforme

 

Extrait de la biographie de Boisselier rédigée et publiée dans “La Garde Impériale et ses uniformes” par Yves Martin (éditions LCV)
Henry Boisselier est né à Paris le 13 avril 1881 dans une vieille famille d’artistes et artisans installé dans la capitale depuis la Régence. Son père a fait la guerre de 1870, cela ne sera pas sans importance plus tard. 
Il étudie à l’école Boule et devient ciseleur d’art. Comme tant d’autres, il est piqué par la passion de la chose militaire. Après tout, le jeune Boisselier est dans le Paris de la belle époque, celui de “la revanche” où le militaire est roi. 
C’est aussi la belle époque des amateurs de militaria. Les collectionneurs y sont nombreux et leurs collections sublimes. En cet âge où le seul moyen d’avoir la copie d’un document est d’en faire une copie à la main, la demande pour des planches originales, bien documentées et à la tournure artistique existe au sein de ces cénacles avisés.
Boisselier accumule la documentation. Il fréquente les amateurs, les chercheurs tels Bucquoy, Léonce Bernardin, Fallou, Margerand. 
“C’est au hasard d’une rencontre vers 1908 dans un petit magasin de cartes postales de la rue de Richelieu que je dus de faire connaissance avec Boisselier, et dès l’abord, nous sympathisâmes. Cet excellent homme, mon cadet de quelques mois, peut se vanter d’une rare performance dans le panier de crabes de l’uniformologie: on n’entend jamais dire du mal de lui…Toutes les collections de notre temps contiennent quelques-unes de ces innombrables aquarelles sans prétention signées Boisselier, mais où le militaire a toujours d’une façon si juste “la gueule” et la silhouette de son époque en même temps que l’uniforme rigoureusement exact qui lui convient.” (Commandant Bucquoy – 1953)
Bucquoy lui confia ainsi très vite certaines de ses séries de cartes. Boisselier illustrait à merveille “l’homme” seul ou à la limite en petits groupes. Rarement, il dessine un cheval – même s’il en est parfaitement capable. Sa préférence va au fantassin. 
Il accumule tout au long des années une étonnante documentation. Comme tous ses confrères, il réalise des sortes de planches “maîtres” qu’il conserve dans de volumineux classeurs. Certains de ceux-ci sont encore visibles dans certaines collections où le hasard des ventes aux enchères les ont fait atterrir. On y constate l’universalité de ses centres d’intérêt. 
Contrairement aux autres artistes français, il se distingue par sa curiosité envers les armées étrangères. Il correspond avec d’autres artistes et chercheurs militaires européens: Le révérend Percy White en Grande-Bretagne, Winand Aerts en Belgique, et, évidemment Herbert Knötel en Allemagne. Il réalise quelques planches pour les “neue Folge” (nouvelles séries) de l’Uniformenkunde qu’Herbert Knötel publie afin de poursuivre l’oeuvre monumentale de son père.
Toute sa vie, Boisselier va conserver une caractéristique: son étonnante capacité de travail et surtout une incroyable rapidité d’exécution. On cite l’anecdote suivante à ce propos: un marchand parisien avait acquis un manuscrit rare mais à un prix inabordable pour tous, sauf de fortunés collectionneurs. Il l’exposait dans sa vitrine, à livre ouvert, afin d’appâter le chaland collectionneur. Boisselier soudoya un vendeuse du magasin et celle-ci tournait les pages dudit manuscrit, alors que Boisselier assis sur un banc face à la vitrine les copiait. Le manuscrit eût vite fait de rejoindre la documentation du peintre…
Les témoignages des amateurs qui ont connu Boisselier sont unanimes, il lui fallait tout au plus 15 à 20 minutes pour réaliser un de ses personnages.
Entendons-nous, il y a plusieurs “types” de gouaches de Boisselier. Les travaux d’avant la seconde Guerre Mondiale sont en général très léchés. Boisselier maîtrisait superbement la plume et la gouache. Il savait être d’une extrême précision. Ces planches sont souvent sur de l’excellent papier. Leur taille peut varier: grande ou au contraire petit format, mais le format type cahier, proche du A4 semble n’avoir été adopté qu’après 1945.
Après-guerre: il produit beaucoup, très vite , trop vite peut-être. Les planches y perdent en précision, mais en aucun cas le travail n’est bâclé sur le plan de la recherche. Presque toutes les planches de Boisselier connues comportent de rigoureuses indications de sources. 
Pour le 1er Empire, on le verra, elles sont variées. Il fait appel aussi bien à l’iconographie contemporaine (planches de Martinet, Jean, Genty etc.) qu’aux mémorialistes, archives et surtout collections alsaciennes.
Sa prédilection semble avoir été pour le 2nd Empire. Il disposait de par son père et de par ses contacts avec le peintre alsacien Nussbaum (autre vétéran de 70) d’une vaste et précise documentation. Il réalisa ainsi pendant la guerre une somptueuse série sur les armées de Napoléon III. On dit que ce fut une commande d’un officier de la Wehrmacht qui jamais ne vint la chercher, perdu en Russie, ou en Normandie…Toujours est-il que cette série resta en France et doit être dans une collection aujourd’hui. 
À la fin des années 40 et dans les années 50, Boisselier produit de nombreuses et longues séries de planches pour les collectionneurs. Beaucoup seront calquées par Claude Achard et son fils dans les années 60 et 70 puis publiées sous forme de planches en noir et blanc à colorier. Cela a permis à toute une génération d’amateurs de découvrir un savoir et des sources autrement inaccessibles.
Citons quelques unes des plus importantes (en nombre de planches) de  ces séries (toutes ne furent pas calquées) 
L’armée Napolitaine de la république Parthénopéenne puis sous les Rois Joseph et Murat
L’armée de Jérôme, Roi de Westphalie
Les armées de la Confédération du Rhin
Les armées Italiennes sous la révolution et l’Empire
L’armée prussienne en 1815
L’armée Anglo-Hanovrienne en 1815
Plusieurs séries sur les armées françaises et leurs alliés en Espagne 
Par ailleurs, le hasard de la chîne nous ont fait croiser:
  • une série sur les armées françaises de l’ancien régime
  • une série sur les gardes bourgeoises de villes de l’ancien régime au 19e siècle
  • une série sur le 2nd Empire dans le style des petits soldats d’Alsace
  • une série sur les troupes coloniales françaises les plus exotiques (cipayes, Tonkin, Levant etc.)
Etc.
Plusieurs séries de Boisselier se trouvent au sein de la collection Brown. Elles reprennent certains des thèmes évoqués ci-dessus: Westphalie, Espagne, Second Empire, mais aussi Restauration. Elles sont toutes réalisées de la même façon: planches à l’Italienne avec entre 4 et 6 personnages par planches. Contrairement aux autres séries connues, il n’y a aucune légende ou mention de sources de la main de Boisselier. Au revers de la planche figure la légende sur une étiquette tapuscrite. 
Nous n’avons pu déterminer si ces séries furent une commande de Mme Brown. C’est possible, car elle voyageait souvent à Paris et y séjournait assez longtemps. Elle y a très probablement rencontré Boisselier. Il se peut aussi que ces séries aient fait partie de commandes effectuées par des officiers allemands pendant la guerre et achetées par son mari alors qu’il se trouvait à Paris auprès d’Eisenhower en 1945.
Lorsque la Société des Collectionneurs de Figurines Historiques  décide, après la guerre d’inclure des planches à colorier, Boisselier entreprend une collaboration régulière (La SCFH, fondée avant-guerre a fusionné en 1970 avec La Sabretache qui a d’ailleurs à cette occasion adopté le format du bulletin, et donc la publication périodiques de planches uniformologiques). Il contribue avec des séries de planches et des études souvent rédigées avec ses partenaires de recherche: le commandant Bucquoy et le Lieutenant-Colonel Darbou. Il participe aussi régulièrement aux réunions de cette association avec un autre artiste, lui aussi quelque peu oublié, Pierre-Albert Leroux.
Au début de l’année 1959, Leroux, ancien combattant de la grande guerre décède. Boisselier lui-même, âgé de 78 ans est alors assez malade mais semble se remettre. Il participe activement à une réunion de la SCFH le 12 septembre. Puis, le 15 septembre alors qu’il travaillait à des planches pour la SCFH, il meurt brutalement.
Ses archives sont rachetées par un collectionneur de Montargis. Au décès de celui-ci, sa collection est dispersée, aujourd’hui on retrouve au gré des collections les gros classeurs de travail d’Henry Boisselier. Sa production ayant été énorme, il n’est pas rare de croiser au détour d’une brocante ou sur eBay, une gouache ou un dessin de Boisselier et parfois, avec de la chance, des séries complètes.
Puisse cette première publication mieux le faire connaître et en permettre d’autres dans l’avenir.
Sources:
Commandant Bucquoy: Bréviaire du collectionneur d’uniformes 1953
R.Philippot: Henry Boisselier, SCFH Bulletin N°6, Novembre 1959

Henry Boisselier-1

Additional Information

Poids 1.0 kg

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