2nd Rhenish Hussar N°9
Cette photographie ancienne de format carte de visite, réalisée par le studio Jacob Schmitt à Trèves (Trier), montre un jeune militaire allemand de l’époque impériale en uniforme d’apparat avec un sabre.
Cette technique de photo rehaussée en couleur (ou mise en couleur à la main) consiste à appliquer des pigments directement sur un tirage photographique en noir et blanc ou en sépia, comme cette carte de visite du XIXe siècle.

Le 2e régiment de hussards rhénans n° 9 (*Husaren-Regiment „König Wilhelm I.“ (1. Rheinisches) Nr. 9*) était une unité de cavalerie légère de premier plan de l’armée prussienne. Formé lors de la réorganisation militaire consécutive aux guerres napoléoniennes, il servit avec distinction durant l’unification de l’Allemagne et jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Le 2e régiment de hussards rhénans a pris une part active aux grands conflits liés à l’unification allemande à la fin du XIXe siècle : la guerre austro-prussienne (1866), durant laquelle le régiment a opéré lors de la campagne de Prusse contre l’Autriche, assurant des missions d’éclairage, de couverture et de charges de cavalerie de choc ; la guerre franco-prussienne (1870-1871), au cours de laquelle il a pénétré en France et participé à des engagements décisifs, effectuant des reconnaissances et couvrant les mouvements de l’infanterie en amont des grandes batailles ; et enfin la Première Guerre mondiale (1914-1918). Au déclenchement de ce dernier conflit, le régiment a été déployé sur le front de l’Ouest en tant que cavalerie montée traditionnelle. Toutefois, avec l’avènement de la guerre de tranchées et le fait que les armes automatiques modernes rendaient les charges de cavalerie suicidaires, l’unité a été démontée. Les hussards ont dû rendre leurs montures, ont été reconvertis en régiments de fusiliers à cheval (*Kavallerie-Schützen-Regimenter*) et ont terminé la guerre dans les tranchées.
L’atelier photographique : À l’époque impériale allemande, Trèves (Trier) était une ville de garnison majeure située dans la province prussienne du Rhin. Les soldats et les officiers se rendaient fréquemment chez les photographes locaux pour commander des portraits au format carte de visite afin de les envoyer à leur famille.
Le fond peint très flou (effet de sous-bois et plantes d’atelier) visible derrière le soldat est typique des décors de studio de l’époque victorienne et wilhelminienne. Ces accessoires permettaient de donner une atmosphère digne et élégante au sujet. Les retirages étaient par la suite collés sur des cartons rigides pour pouvoir être conservés ou collectionnés dans des albums familiaux.